La numérotation des parties/sous parties dans LibreOffice Writer

Voici un petit billet sans prétention aucune qui vise à donner réponse à une question précise sur laquelle je me suis arrachée les cheveux quelques heures.

La solution que je propose n’est peut-être pas très propre ni définitive, elle a le seul mérite d’exister. N’hésitez pas à me contredire en commentaire!

La question est la suivante: je veux organiser mon document LibreOffice en numérotant mes parties et mes sous-parties, et je veux soit que la numérotation de mes sous-parties recommencent à chaque partie, soit qu’elle suive son bonhomme de chemin sans tenir compte des parties.

Autrement dit:

  • soit I. Grande partie 1. Sous partie 2. Sous partie II. Grande partie 1. Sous partie 2. Sous partie
  • soit I. Grande partie 1. Sous partie 2. Sous partie II. Grande partie 3. Sous partie 4. Sous partie.

Dans tous les cas de figure, je créé deux styles de paragraphe différents: un style « Grande partie » et un style « Sous partie ». Pour la création des styles de paragraphe, je vous renvoie à https://help.libreoffice.org/Writer/Creating_New_Styles_From_Selections/fr

Premier cas de figure.

Outil>Numérotation des chapitres.

Définir le style « Grande partie » comme étant de niveau 1. Mettre le nombre qui nous plaît. Définir le style « Sous partie » comme étant de niveau 2. Mettre le nombre qui nous plaît. Cf captures:

Capture

Capture

La numérotation du document est conforme à ce que l’on souhaite:

Capture

Deuxième cas de figure

On intervient dans la boîte de dialogue Styles de LibreOffice.

Clic droit sur le style « Grande partie » pour le modifier. Onglet « Plan et numérotation », niveau de plan=niveau 1, choisir le style de numérotation.

Faire de même avec le style « Sous partie », mettre niveau de plan=niveau 2. Cf captures:

Capture

Capture2

La numérotation est bien telle qu’on le souhaite:

Capture

Je me permets de mettre le lien vers le storify de la conversation twitter que j’ai eue ce matin avec plusieurs collègues qui m’ont aidée, et notamment mise en garde contre la numérotation automatique des parties dans un long document. À utiliser avec prudence donc!

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Offrir un service d’impression 3D en BU?

1. Contexte local

Dans la BU Droit-Lettres de Poitiers, la salle de Droit a été récemment vidée de ses collections, celles-ci rejoignant une bibliothèque d’UFR existant à proximité pour devenir la seule BU Droit-Économie-Gestion du campus. La BU Droit-Lettres ne propose actuellement comme modalités de travail que des grandes tables ou des tables individuelles en salle de lecture, et ne favorise pas d’autre ambiance de travail que silencieuse (à part quelques tables dans le hall) : il a donc été décidé d’investir cet espace dégagé (900m2) pour offrir d’autres postures (fauteuils, canapés, poufs, tabourets hauts, chaises mobiles…) et d’autres configuration de travail (13 « petites » salles de travail en groupe, de 4 à 12 places). La salle doit également héberger plusieurs services rendus plus visibles par la mise en place de « guichets » ou « permanences ». Un travail est notamment mené pour accompagner étudiants et enseignants à la « production » sous toutes ses formes : écrire un travail universitaire, le mettre en forme (notamment la bibliographie), l’imprimer, le publier en ligne ; déposer ses articles dans une archive ouverte ; enregistrer des prestations orales, audio ou vidéos, les monter, les diffuser ; disposer d’outils pour réaliser, modifier et publier des images ; valoriser son travail universitaire et son image (d’étudiant/d’enseignant) sur le web ; contribuer à la diffusion de la culture scientifique.

Dans ce contexte, la réflexion sur l’impression 3D prend naturellement place. Faut-il le proposer dans ce nouvel espace, aux côtés d’autres innovations technologiques, et sous quelle forme ?

Pour commencer la réflexion, existe-t-il d’autres lieux à proximité pour concevoir et réaliser des projets d’impression 3D ?

Le site « Patchworking Poitiers » répertorie les lieux de « co-working » offrant des services collaboratifs utilisant des outils numériques. Une carte des Fab Lab de Poitou-Charentes est disponible : http://www.patchworking.fr/index_334_fab-lab-en-poitoucharentes.html.

Les lieux les plus actifs :

Fablabs :

– Créalab d’Angoulême http://crealab-angouleme.fr/

– ParthLab à Parthenay http://parthlab0.wix.com/parthlab

– UNIT, le fablab des Usines Nouvelles à Ligugé http://www.lesusinesnouvelles.com/fab-lab/

Culture scientifique :

– La Bêta-Pi à Melle, éducation et démocratisation scientifique http://www.labetapi.fr/

– Espace Mendès-France à Poitiers, éducation et démocratisation scientifique et culturelle http://emf.fr/

– Par ailleurs l’association « Les petits débrouillards » possède une flotte d’imprimantes 3D qui peuvent être utilisées à l’occasion d’animations dans différents lieux : http://lespetitsdebrouillardspc.org/Un-instrument-3D-qui-augure-une.html

Autres lieux :

– Le laboratoire Techne de l’Université de Poitiers (Poitiers campus) est également cité

– Canope-CRDP à Chasseneuil-du-Poitou propose aux enseignants du primaire et secondaire des ressources et matériels numériques pour mener des projets avec leurs élèves ou préparer des séances pédagogiques incluant ces éléments.

De ce tour d’horizon local se dégagent 2 observations :

– aucun « fablab » de la région n’est pour le moment implanté dans, ni en lien étroit avec, une bibliothèque, qu’elle soit publique, universitaire ou scolaire

– les lieux cités travaillent déjà ensemble : un nouveau service dans un nouveau lieu peut bénéficier d’expériences déjà menées et d’une entraide/émulation entre les différentes équipes.

2. L’impression 3D en bibliothèque

Lors de ma participation au congrès IFLA de Lyon cet été, j’ai pu assister à une réunion dont le thème était « les bibliothèques publiques ». La question de l’impression 3D est venue sur le tapis, et une bibliothécaire américaine a déclaré que certains collègues étaient réticents face à l’introduction de ce service dans leurs établissements, alors que les usagers étaient très demandeurs et, selon ses termes, « ne comprennent même pas pourquoi ce n’est pas en place depuis longtemps ». Cet article du blog Biblionumericus du 07/01/2015 suit la même ligne directrice en expliquant que l’association des bibliothécaires américains (ALA) s’est emparé du sujet en invitant les bibliothécaires à être partie prenante dans ce qui s’annonce comme une révolution des usages du numérique par les particuliers : http://biblionumericus.fr/2015/01/07/lala-les-bibliotheques-americaines-et-limpression-3d/.

En mars 2013, ce document ne faisait cependant état d’aucune installation permanente d’imprimante 3D dans des bibliothèques françaises : http://fr.slideshare.net/marcmaisonneuve60/descriptif-des-servicesdimpression3denbibliotheque. En effet, l’impression 3D est plutôt vue comme un support à la médiation scientifique sous forme d’animation et un exemple de la culture du « faites-le vous-mêmes », et prend plutôt place dans des centres sociaux, MJC, Espaces Publics Numériques. Une exception semble être l’expérience de la médiathèque des Ulis, dont on peut lire une belle description ici : https://www.facebook.com/permalink.php?id=153544191342094&story_fbid=704012249628616.

Cependant en 2012 Marie D. Martel donnait dans son texte « La prochaine révolution en bibliothèque, faites-la vous-mêmes ! » (http://voir.ca/marie-d-martel/2012/10/11/fab-lab-la-prochaine-revolution-en-bibliotheque-faites-la-vous-memes/), introduction à la description de 8 « merveilleux labs » nord-américains, d’excellentes raisons pour installer un fablab en bibliothèque. En effet les bibliothèques, traditionnelles prescriptrices de documents rares et précieux, se voient concurrencées dans cette fonction par la profusion de documents numériques. Cependant si chacun peut accéder à l’abondance d’informations, tout le monde n’est pas égal devant son appropriation et sa réutilisation pour comprendre et agir sur le monde. De lieux de stockage et d’accès, les bibliothèques deviennent lieux de médiation : la suite logique de cette médiation étant la prise en main concrète sur le monde, par la création, qu’elle soit écrite ou matérielle.

Dans une bibliothèque universitaire, un service d’impression 3D peut servir naturellement pour réaliser des travaux universitaires demandés par les enseignants ; mais la mise à disposition de logiciels et de matériaux peut aussi jouer un rôle de vulgarisation scientifique ; enfin, l’impression 3D est amenée dans les années qui viennent à jouer un rôle de dépannage ou de décoration dans la vie quotidienne, services qu’une bibliothèque peut aussi offrir à son public.

Les bibliothèques universitaires les plus modernes incluent un service d’impression 3D, par exemple dans l’espace de coworking universitaire de Marne-la-Vallée (http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/vers-des-campus-durables-les-bonnes-pratiques-des-ecoles-et-universites/un-espace-de-co-working-universitaire-a-marne-la-vallee.html). Mais certaines choisissent aussi de s’en passer, comme le Learning Center de l’Université de Nice (http://unice.fr/learning-centre).

3. L’impression 3D dans la « salle nouveaux usages »

Si le service est offert dans cet espace, plusieurs mutualisation doivent être envisagées :

  • association avec les enseignants pour que le service réponde à des besoins pédagogiques
  • mutualisation avec le réseau des médiathèques de Poitiers
  • partage d’expériences avec les FabLabs régionaux cités en début d’article
  • intégration de ce service dans une offre plus large de services « à découvrir ».

Comme pour faciliter notre réflexion, la journée d’étude Bibdoc37 (16/04/2015 à Tours) portera cette année sur « La bibliothèque augmentée: regards croisés sur la co-construction des savoirs ». Le programme est à découvrir ici: http://www.bibdoc.fr/index.php/accueil-bibdoc37/session-2015.html. De quoi alimenter notre réflexion avant l’ouverture de la nouvelle salle, prévue en septembre 2015.

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Mais que se passe-t-il autour de la #TeamHarpy ?

Un billet pour évoquer rapidement et en français une affaire juridique qui émeut en ce moment une partie des bibliothécaires étasuniens.

Merci à Marlène Delhaye pour avoir évoqué l’affaire sur twitter et pour régulièrement relayer les nouvelles s’y rapportant. Comme elle le disait alors, il y a peu d’échos sur l’affaire en France.

Une bibliothécaire américaine (Lisa Rabey) a mis en cause nommément sur twitter un bibliothécaire américain, très connu et très visible (Joe Murphy, 15000 abonnés à son compte twitter) en l’accusant d’avoir pour habitude de harceler sexuellement des femmes lors de colloques. Le compte twitter de la bibliothécaire est @pnkrcklibrarian mais il a visiblement été purgé depuis (mais on peut voir une copie des tweets dans la déclaration déposée par Joe Murphy ; depuis elle tweete depuis le compte @byshieldmaiden).

Une autre bibliothécaire (nina de jesus) a repris cette accusation sur son blog (le post est là) où elle réitère que Joe Murphy harcèle des femmes lors de colloques, que cela se sait dans la profession et que les femmes s’avertissent les unes les autres sur l’attitude déplacée de Joe Murphy. Le post précise aussi qu’il n’est pas le seul, et propose des pistes pour lutter contre le harcèlement lors de colloques.

Joe Murphy, après avoir demandé aux deux bibliothécaires de retirer leurs propos, leur intente un procès pour diffamation. Voilà le « statement of claim » (déclaration?) déposée devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario.

Cette affaire divise les bibliothécaires américains ; néanmoins plusieurs d’entre eux soutiennent Lisa Rabey et nina de jesus sur leurs blogs (voir le post « Whistleblowers and what still isn’t transparent » par Meredith Farkas). Une lettre ouverte demandant à Joe Murphy de mettre fin à son action en justice s’est transformée en pétition. Enfin, un blog (« Team Harpy ») donne tous les détails sur l’affaire du point de vue des défendeuses, permet de les soutenir financièrement et recueille les témoignages de femmes ayant été harcelées ou averties du comportement déplacé de Joe Murphy.

Très récemment, Sarah Houghton, qui soutient Lisa Rabey et nina de jesus depuis le début de l’affaire sur son blog Librarian in black, a annoncé sur twitter qu’elle serait témoin du côté des défendeuses. On peut également trouver sur son blog une FAQ sur l’affaire.

Elle a aussi publié sur son blog une liste des différents harcèlements qu’elle a subi dans son adolescence et depuis qu’elle est bibliothécaire. Liste qui fait froid dans le dos.

Saisie de plusieurs problèmes de harcèlements, l’Association des Bibliothécaires Américains (ALA) s’est dotée depuis l’année dernière d’un code prohibant explicitement les conduites inappropriées. Un tel code était aussi nécessaire car plusieurs personnalités invitées à s’exprimer lors des colloques de l’ALA, venant de milieux où ce genre de codes existent depuis longtemps (numérique, informatique…) refusaient d’intervenir dans des assemblées sans code de conduite.

Sur la #TeamHarpy, un article du 28/10/2014 de Library Journal fait le point sur l’action en justice et le contexte de lutte contre le harcèlement qui anime la communauté des bibliothécaires américains.

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GLPI pour gérer le PEB????

*Billet relu par le responsable du PEB ; quelques ajouts depuis la première mise en ligne*

L’autre soir sur twitter au détour d’une conversation j’ai avoué qu’à l’Université de Poitiers nous utilisions GLPI comme outil d’assistance. Première surprise d’un collègue: « GLPI, c’est pas pour gérer les ordis? » Si, aussi, le service informatique I-médias l’utilise aussi pour ça. J’ai alors révélé que nous l’utilisions aussi pour gérer le PEB, d’où la deuxième surprise d’un autre collègue, d’où le billet de blog que voilà.

I. Le PEB à l’Université de Poitiers

Etat des lieux rapide: le PEB au SCD de Poitiers ce sont 4 services de PEB: Droit-Lettres, Médecine-Pharmacie, Sciences et Michel Foucault (collections de Sciences Humaines et Arts). 7 personnes travaillent pour ces 4 services (avec une aide ponctuelle de magasiniers), mais seules les 3 personnes de Droit-Lettres y consacrent l’essentiel de leur temps. Le tout est chapeauté par un « coordinateur » transversal.

Selon l’ESGBU, nous avons expédié en 2012 2583 documents (983 livres, 130 articles) ; nous en avons reçu 3833 (1528 livres, 782 articles).

Le PEB est déficitaire ; à Poitiers, le service est rapide et efficace, il est donc volontiers sollicité par les autres établissements du réseau. Et nous sommes CADIST en Moyen Âge, donc détenteurs de collections de référence.

Au niveau de la gestion interne, les 4 services de PEB fonctionnent de façon très différente les uns des autres, y compris dans les outils utilisés. Par exemple, un formulaire de demande de PEB (aujourd’hui accessible seulement après authentification) est en place sur le site Internet depuis longtemps, il a été entièrement repensé en 2012, notamment pour rendre le remplissage de certains champs fortement incitatif et faciliter le travail des équipes. Mais si les publics de Droit-Lettres et de Michel Foucault utilisent en majorité le formulaire (poussés par les équipes des PEB), les publics de Sciences et de Médecine ont pour habitude de transmettre par mail des listes de références, sans remplir une demande pour chacune d’entre elles.

II. Pourquoi GLPI?

2012 a été une année de changements importants pour le PEB au SCD de Poitiers.

Comme tout le réseau, nous étions déjà impactés par l’arrêt de Pebnet et son remplacement sans gestion de la facturation par Supeb.

D’autre part, c’est cette année-là que le PEB s’est mis en place à la bibliothèque Michel Foucault du centre-ville (rouverte depuis peu dans des locaux agrandis, rénovés et avec des collections enrichies).

Enfin, une harmonisation de la facturation des PEB a été réalisée, pilotée par le service administratif du SCD.

L’année 2012 a donc été marquée par l’intégration d’un nouveau PEB dans un réseau déjà complexe et hétérogène, et par la tentative du remplacement de Pebnet par un autre outil. Notre quête d’un outil (« idéal »?) de gestion du PEB n’est toujours pas achevée aujourd’hui.

Le service informatique I-médias de l’Université de Poitiers utilise GLPI pour gérer son parc informatique, mais aussi pour répertorier les demandes d’assistance. C’est l’une des fonctionnalités qui sont décrites ici.

Il a été décidé, forts de cette expérience à l’Université, d’utiliser GLPI comme boîte d’arrivée de toutes les demandes de PEB par le formulaire ou par les adresses mails fonctionnelles des différents PEB. Ainsi chaque demande ouvre automatiquement un « ticket » dans GLPI, et les équipes peuvent faire le suivi de leurs interventions dans GLPI.

L’utilisation elle-même de GLPI reste contrastée selon les PEB: si le PEB Michel Foucault, qui a démarré son activité avec GLPI et l’utilise donc « à fond » (avec l’impulsion d’un collègue qui s’en est largement emparé et a rédigé des tutoriels pour les autres membres des équipes du PEB), les autres services l’utilisent « a minima », pas suffisamment pour le moment pour en tirer des statistiques exploitables (par exemple, quelle proportion des documents fournis sont issus des collections CADIST).

Concrètement, à l’arrivée d’un message sur l’une des adresse PEB, un ticket est automatiquement créé dans GLPI. Le service concerné doit alors le « réclamer », éventuellement modifier son intitulé pour pouvoir, à l’extraction tableur, faire facilement des tris, puis enregistrer un « Suivi » ou une « Solution » apportée au ticket. Il y a dans GLPI une dizaine d’onglets disponibles potentiellement remplissables pour chaque ticket (« Validations », « Tâches », « Coûts », « Solutions »…), nous n’en utilisons que 2 maximum. C’est l’une des difficultés de prise en main de l’outil que d’ « ignorer » les fonctionnalités présentes dont nous ne nous servons pas.

III. Bilan et perspectives: les outils utilisés

Un bilan malheureusement en forme d’inventaire à la Prévert, les outils de gestion du PEB étant multiples et hétérogènes.

– la facturation passe de toute façon par Sifac, au niveau du service administratif

– pour le suivi des demandes, tous les services utilisent GLPI mais de façon plus ou moins assidue ; Droit-Lettres et Sciences utilisent PebNet mais avec des difficultés ; tout le monde utilise évidemment Supeb, mais qui ne peut servir pour le hors-réseau

– pour l’extraction des statistiques: le PEB Michel Foucault renseigne ses tickets GLPI de façon à pouvoir sortir des tableurs précis et fiables qui permettent de fournir les informations demandées ; régulièrement notre informaticien fait une extraction de WebStats, qui visiblement ne fournit pas tout ce dont nous avons besoin ; grâce à Business Objects nous pouvons interroger notre SIGB et donc sortir les prêts enregistrés sur les cartes PEB, mais on n’a ni le PEB demandeur ni les articles.

Pour le bilan concernant GLPI lui-même, les difficultés rencontrées sont les suivantes:

– trop de fonctionnalités dont nous ne nous servons pas, qui « perdent » les équipes

– trop d’alertes « intempestives »: on reçoit un mail à l’ouverture d’un ticket puis dès que quelqu’un fait une modification, puis à la clôture…les personnels se retrouvent noyés

(ces deux difficultés sont liées, je pense, au fait que nous utilisons un GLPI mis en place par le service informatique de l’Université, sur le paramétrage duquel nous avons très peu la main)

– nécessité de libeller précisément les tickets pour pouvoir sortir des statistiques, c’est-à-dire de penser en amont aux infos qui seront demandées, au risque de devoir reprendre ses tickets déjà entrés.

Il existe d’autres difficultés mais qui ne sont pas liées directement à l’outil mais plus à l’activité de PEB elle-même: quand on reçoit une liste de références en PEB demandeur, comment les intégrer facilement et rapidement dans un outil de suivi (j’ai bien peur que ce soit une question sans réponse)?

GLPI est relativement impopulaire parmi les équipes de PEB (comme c’est un helpdesk, certains le surnomment DSK…); il est encore en cours d’évaluation. Les équipes sont actuellement en formation Calc car on se demande si le remplissage d’un simple tableur ne remplirait pas toutes les fonctions statistiques que l’on attend d’un helpdesk. Cependant, une nouvelle version devrait être mise à notre disposition par I-médias avec l’allègement d’un certain nombre d’imperfections aujourd’hui constatées.
Il est cependant difficile à savoir si c’est l’outil lui-même qui est inadapté, ou bien les équipes qui ne s’en emparent pas, pour de multiples raisons dont la moindre n’est pas la restructuration à l’oeuvre actuellement des services de PEB.

D’une façon générale, les services de PEB sont en vraie demande (on me parle dans l’oreillette d’un « besoin urgent et vital ») d’un pilotage national y compris sur les outils utilisés. Peut-on rêver et imaginer que le futur SGBM intégrera une fonction PEB?

Pour conclure sur GLPI, depuis le début de l’année nous l’utilisons aussi au sein de la cellule TIC pour répertorier les interventions imprévues, et surtout tenter de quantifier le temps de travail que cela nous prend, temps de travail, par définition, non prévu. Tous les types d’interventions y sont répertoriées (dépannage informatique, questions sur le catalogage, problèmes d’accès à la dokelek, demande de dépannage ou de paramétrage du SIGB…). A l’instant je viens de faire un export des interventions: nous avons jusqu’à aujourd’hui enregistré 240 interventions, 51 concernent le SIGB, 8 la sortie de statistiques du SIGB avec Business Objects, 33 la documentation électronique…

*Billet relu par le responsable du PEB ; quelques ajouts depuis la première mise en ligne*

 

 

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Elsevier et le bibliothécaire lambda

Voilà un article tentant de présenter mes opinions, certitudes ou doutes, sur l’accord s’apprêtant à lier pour 5 ans l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur français à l’éditeur Elsevier. Pour un résumé des épisodes précédents, on se reportera au communiqué Couperin sur le bilan de la négociation Elsevier (la version qu’il ne faut pas lire est cachée quelque part dans ce post), au post interrogatif « Faut-il signer l’accord d’Elsevier?« ,  au post de Christophe Péralès (président de l’ADBU) qui répond à la question précédente, et au post de Daniel Bourrion expliquant pourquoi et comment on lui a demandé de retirer du web le communiqué Couperin et ce qui le chagrine dans cette demande. On peut également lire un autre post publié sur le blog de Daniel Bourrion mais reprenant en fait des propos de Stéphanie Bouvier.

Le bibliothécaire lambda du titre, c’est moi, je suis conservatrice des bibliothèques, responsable de la cellule TIC au SCD de Poitiers, à ce titre et avec la responsable des ressources en ligne, je suis directement concernée par ce qui nous occupe.

I. L’accord Elsevier – Enseignement Supérieur Français

La position du bibliothécaire (de BU) lambda en début et jusqu’à milieu de l’année 2013 est la suivante:

  • on est en pleine crise économique, les budgets s’en ressentent, ceux des Universités, ceux des SCD, ceux consacrés à la documentation électronique. Donc on commence à penser au budget 2014 en ces termes: « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir désabonner? »
  • la ressource la plus chère de son portefeuille dokelek, la Freedom Collection d’Elsevier, arrive justement en fin de groupement de commande. Elsevier a travaillé avec Couperin à un nouveau modèle économique, des pistes se dessinent parmi lesquelles l’abandon de la Freedom Collection dans son entièreté et l’abonnement aux titres indispensables, voire la mise en place d’un système de pay per view, apparaissent comme de plus en plus probables. Ceci d’autant plus que l’éditeur en question ne jouit pas de la meilleure des réputations au sein de l’établissement et qu’une sortie d’un modèle enfermant les Universités dans une relation commerciale par trop désavantageuse apparaîtrait finalement logique à une partie des enseignants-chercheurs
  • l’hypothèse de désabonnement de la Freedom devient à ce point probable qu’une présentation au Conseil Scientifique est assurée pour évoquer le financement de la documentation recherche en 2014, avec cette équation simple: avec le budget prévu pour la documentation électronique en 2014 (budget déduit de la volonté de maintenir le budget des acquisitions de monographies), on a les moyens pour la Freedom et rien d’autre, ou bien pour tous les autres abonnements et pas la Freedom.

Le bibliothécaire lambda est donc à 100 lieues d’imaginer qu’en fait, il n’aura pas du tout le choix en 2014. Il en est tellement loin que quand c’est Elsevier qui, à l’occasion d’une visite cordiale de démonstration de produits, lui parlera d’une licence nationale pour le courant, le bibliothécaire lambda ne tiltera même pas et pensera qu’Elsevier s’est trompé (naïf et bêta qu’il est).

Donc quand tombe un message (de Couperin) l’avertissant qu’en fait si, l’abonnement à la Freedom va bien faire l’objet d’une licence nationale, et que le montant 2014 sera prélevé directement sur le budget de l’Université (et par contrecoup sur celui du SCD), le bibliothécaire lambda il tombe aussi. Des nues.

Comme on lui dit à ce moment-là que le fait de négocier en licence nationale allait sans doute permettre de faire baisser la facture globale et donc la sienne propre en 2014, il se dit que bon si ça se trouve on va avoir une super bonne surprise au final et donc il prend son mal en patience.

Sauf qu’en octobre on lui annonce (Couperin toujours) qu’en fait non, la facture globale ne va pas baisser, mais qu’on a quand même obtenu d’autres avancées. A cette assemblée le bibliothécaire lambda est tellement un peu obnubilé sur sa facture 2014 qui du coup, ne va pas baisser, qu’il doit demander à son voisin de gauche de lui réexpliquer quelles sont exactement les avancées obtenues. Son voisin de gauche aura du mal à lui répondre. Et, sans doute sous le coup de cette annonce de facture 2014 qui augmente, le bibliothécaire lambda aura du mal à comprendre le rôle de Couperin à partir de ce moment. Il lui a semblé comprendre que le Ministère reprenait la main. En fait non, Couperin négocie toujours.

« Mais combien on va payer? Combien il va me rester pour mes manuels papiers? » Voilà en substance les questions qui taraudent le bibliothécaire lambda, qui sait aussi, de temps à autre, concevoir, porter et mettre en oeuvre des projets d’une autre envergure. Seulement voilà, plus ça va plus il se demande avec quelles clopinettes il va pouvoir assurer le quotidien, sans même parler de projets. C’est pourquoi il est à l’affût de toute info qui viendrait confirmer ses pires craintes. C’est pourquoi quand un obligeant collègue met en ligne un communiqué officiel de Couperin annonçant aux Présidents d’Université la teneur de l’accord enfin conclu avec Elsevier, le bibliothécaire lambda se jette dessus avec gratitude en espérant avoir enfin des infos tangibles à se mettre sous la dent pour savoir à quelle sauce va se faire bouffer son année 2014 (et les 4 suivantes).

Je reviens sur ces étapes, qui ont été les miennes, en tant que bibliothécaire lambda, pour expliquer que malgré ma vigilance et mes efforts de compréhension d’une situation que je sais complexe, je n’ai absolument pas eu l’impression d’avoir été correctement informée durant le processus de négociation.

  • je ne savais pas qu’était dans l’air une licence nationale pour l’abonnement courant à la Freedom. Si je l’avais su, je n’aurais pas pris la peine d’aller expliquer au CS qu’on allait peut-être sans doute couper l’accès total à la Freedom
  • je ne savais pas qu’après la proposition d’Elsevier d’octobre, Couperin était toujours à la manoeuvre des négociations
  • je ne savais pas avant le leakage que des infos avaient été diffusées aux Présidents d’Université
  • je ne sais toujours pas si les chiffres diffusés dans ce communiqué sont fiables (en fait maintenant, je suis quasiment sûre qu’ils ne le sont pas)
  • je ne sais toujours pas pourquoi mon Université a vu sa dotation amputée non seulement de ce qu’elle a payé en 2013, mais aussi de ce que le CHU (avec qui elle n’a pas de convention sur ce point précis) à payé en 2013 (??).

Je ne jette pas du tout la pierre à personne chez Couperin, d’abord parce que ce n’est pas mon genre de reprocher quoi que ce soit à des collègues. Je veux juste dire que non, je n’ai pas été bien informée de ce qui se passait/passe. Ce n’est sans doute pas bien grave, tout ça, ce sont des enjeux qui dépassent la bibliothécaire lambda que je suis. D’autre part je sais bien que la position des négociateurs est bien compliquée, et très prosaïquement je suis mieux à ma place qu’à la leur. Je me permettrais cependant une question. Couperin est un consortium visant à négocier les meilleurs conditions d’accès aux ressources électroniques pour les établissements de l’enseignement supérieur. A partir du moment où la commande du Ministère est de négocier des conditions que les établissements n’auront pas le choix d’accepter ou non, est-ce que Couperin est toujours dans son rôle? N’était-il pas possible de refuser ce rôle au nom de l’autonomie des établissements, du souhait de bibliothécaires de préserver la liberté d’autres collègues bibliothécaires?

Quand j’entends des collègues expliquer l’accord Elsevier, bien que plein de bibliothécaires aient eu super envie de se désabonner de la Freedom, pour des tas de bonnes raisons, par le fait que ce n’est pas au bibliothécaire de décider ce que le chercheur lit, je me dis que zut, on m’aurait menti, j’ai pourtant lu mon Bertrand Calenge dans le texte et je croyais que, quelque part, j’avais pour métier de mettre en oeuvre des politiques documentaires, c’est à dire de faire au mieux dans ce que je pense être l’intérêt du plus grand nombre avec les moyens qui me sont impartis. Mais au fait, si ma mission ce n’est pas ça, si ma mission c’est de signer des bons de commande (ou de les faire signer à la direction, parce qu’en fait c’est pas moi qui signe), je ne vois pas pourquoi on a besoin de moi, bac+4, catégorie A. Franchement, pour ne prendre aucune décision, n’avoir aucun rôle d’éclairage de la communauté universitaire, et passer commande, on me paie trop cher. Je pense qu’on tient là une bonne piste de réduction de la dépense publique.

J’entends aussi des collègues dire qu’il était impossible de couper la Freedom. Je ne suis pas d’accord. Je pense que c’était possible. Je pense que c’était possible de laisser le choix aux établissements. Certains l’auraient pris, d’autres auraient pris des collections réduites, d’autres du pay per view, d’autres rien du tout. On aurait fait marcher le PEB, certains chercheurs auraient sollicité leurs collègues d’autres universités, il y aurait certainement eu du marché noir d’articles. Mais on aurait survécu, la recherche française aussi. Et ce d’autant plus que le Président de l’ADBU nous explique ici qu’en fait, ça ne servait à rien de s’abonner à la Freedom pour avoir accès aux articles, puisqu’en  fait ils sont déjà tous accessibles.

En fait, on a payé pour que les labos n’aient pas à payer (c’est ce que je comprends du post de Christophe Péralès). Si c’est vrai pourquoi pas, c’est dommage pour nous mais tant mieux pour les labos. Sauf que je ne comprends pas du tout ce qui empêche Elsevier de faire payer pour l’accès aux articles, et de faire payer aussi les labos pour publier en Gold. C’est une clause cachée de l’accord?

Pour finir, je tiens à dire que je ne connais pas un seul bibliothécaire satisfait de l’accord « presque signé » avec Elsevier. Comme le résume un collègue « Au mieux on sera moins pigeonné, ou un pigeon croyant avoir fait une bonne affaire ». Je pense que c’est exprimer, de façon lapidaire, l’opinion de la majorité silencieuse.

II. La fuite du communiqué

Je pense avoir expliqué plus haut que la mise en ligne du fameux communiqué-dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom par Daniel Bourrion a vraiment représenté un « soulagement » pour le bibliothécaire lambda qui attendait des infos après le prélèvement sur la dotation de son Université. Donc non, ce n’est pas un « faux leakage » parce qu’en fait « tout le monde avait les infos ». Ben non, moi je ne les avais pas par exemple.

Je pense, comme ça a été dit en commentaire du blog de Christophe Péralès, que la fuite du communiqué a permis de pointer la clause de l’accord concernant le Data Mining, Je pense aussi que le débat sur les fondamentaux qui a lieu actuellement, sous ses allures d’évidence (tous pour l’Open Access!), est très important. Car peut-être qu’on est tous d’accord,mais dans ce cas pourquoi il se passe si peu de choses, et si lentement?

Je pense que l’agressivité des réactions à la mise en ligne par Daniel Bourrion du communiqué n’est pas uniquement dûe à cette mise en ligne et à ses éventuelles conséquences sur des accords qui seraient encore négociables, mais aussi à ce que suscitent depuis plusieurs années les prises de position de Daniel Bourrion sur les missions des bibliothèques. Et c’est vrai que Daniel Bourrion a plusieurs fois exprimé son impatience devant un « milieu », une « profession » qui ne bouge pas assez vite à son goût, ou pas dans le bon sens selon lui. Et c’est vrai que la posture « J’ai tout compris et vous êtes tous des nuls, à part mes potes » est un peu agaçante, quand on n’est pas dans les potes en question.

C’est là que je dois dire que, pour ma part, je suis absolument convaincue qu’une telle attitude, toute agaçante qu’elle puisse être, est absolument nécessaire, pas du tout comme position de principe, mais comme moteur à l’action. Je tiens à dire qu’il m’est arrivé et m’arrivera encore de prendre des décisions en fonction de ce que j’aurais retiré des posts de blog, des tweets ou des prises de position de Daniel Bourrion. C’est l’une des personnes qui m’ont appris des choses pour exercer mon métier dont je me sers au quotidien.

Pour ces deux raisons – le fait que je manquais totalement de l’information diffusée à la CPU, et le fait que la prise de position de Daniel Bourrion exprimée par cette mise en ligne me paraît nécessaire et même salutaire – je soutiens totalement la brève mise en ligne du communiqué diffusé à la CPU et ses conséquences, notamment le débat que cette mise en ligne a fait naître dans la profession.

III. L’apathie des bibliothécaires

Débat tout relatif car il est vrai qu’en gros, ce sont 10 à 15 personnes qui débattent publiquement sur blogs ou réseaux sociaux, les autres se contentant de sortir le pop-corn et de compter les points.

Je veux croire que la majorité silencieuse n’est pas indifférente. Mais alors pourquoi est-elle silencieuse?

Si je m’en réfère à mon expérience personnelle, il m’est arrivé maintes fois et m’arrivera encore de me passionner pour tel ou tel débat sans pour autant intervenir, parce que je ne m’en sentais pas les compétences, parce que le ton était trop vif entre les contributeurs, parce que je n’avais rien à ajouter, tout simplement. Ce n’est pas pour ça que je n’avais pas d’opinion, et pas pour ça que ça n’a eu aucun effet, parfois très concret.

D’autre part il y a des milliards de sujets sur lesquels se passionner. Concernant la profession, une élève conservatrice faisait remarquer récemment sur Facebook que malgré la forte féminisation de la profession, les intervenants étaient dans leur majorité des hommes. Voilà un sujet qui mérite que l’on s’énerve et que l’on discute et même que l’on prenne des décisions pour y remédier. Tout comme le fait qu’on compte sur les doigts les conservateurs de bibliothèques d’une autre couleur que blancs. Et où sont les bibliothécaires en situation de handicap? 3 sujets qui n’ont rien à voir avec Elsevier, mais qui mériteraient aussi qu’on en parle. Personne n’en parle jamais (ou presque).

Peut-être aussi parce que le temps manque. Concrètement, la bibliothécaire lambda que je suis n’a aucune plage dans son emploi du temps pour réfléchir et bloguer sur les accords Elsevier-Enseignement Supérieur Français. Personne ne me le demande. Je le fais sur mon temps personnel, c’est à dire que soit j’empêche ma fille d’avoir le temps de tourner le duplo dans le bon sens pour qu’il se vide, soit je dors moins. Je comprends tout à fait les gens qui ont besoin de dormir. Ce n’est pas pour ça qu’ils approuvent ce qui se passe.

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Changer de site, comment, pourquoi, épisode 2

Pour ceux qui ont raté le début, cette série d’articles vise moins à éclairer les collègues égarés sur le difficile chemin de la gestion d’un site Internet qu’à exposer au monde entier mes états d’âme. Oui je le reconnais, ça a tout de suite moins d’intérêt.

Bref il y a un épisode 1 qui se trouve .

Voulant profiter des compétences de notre service informatique (qui s’appelle i-médias de son petit nom, présent sur le web ici, ou encore ), nous avons rédigé un cahier des charges uniquement pour la partie site Internet de notre futur nouveau site (laissant de côté la partie Opac donc) que nous avons soumis à leur sagacité.

Là d’un coup on va se croire aux Césars car j’ai plein de remerciements à faire. Pour le cahier des charges un grand merci à la BU d’Angers qu’on ne présente plus et qui a eu l’amabilité de mettre son cahier des charges en ligne, ce qui m’a permis de le repomper intégralement m’en inspirer fortement pour mon brouillon, fortement aidée néanmoins par les cahiers des charges d’autres collègues mais qui me les ont passés un peu en loucedé, donc je leur dis merci mais sans les citer. Le document de la BU d’Angers avait cet avantage d’être orienté exclusivement « site web » et pas « portail » englobant tout, c’est à dire l’option que j’avais choisie.

Et puis bien sûr merci aux collègues d’i-médias qui ont pris la peine de relire mon brouillon et de le rectifier pour qu’il soit encore plus beau qu’il n’était déjà.

D’ailleurs, si certains d’entre vous souhaitent voir ce merveilleux document, qu’ils n’hésitent pas à le demander, autant que ça serve.

Et voilà que, coup de tonnerre, I-médias nous propose sur un plateau d’être notre prestataire de service et de réaliser notre site pour nous.

Bon, en réalité, ça ne s’est pas passé exactement comme ça.

Déjà, j’espérais un peu cette proposition, donc ce n’était pas vraiment une surprise.

D’autre part, ce sont pour l’instant deux collègues d’I-médias qui m’ont dit que « ça devrait pouvoir le faire » mais j’attends encore la validation du grand chef, qui lui-même est un peu occupé par tout un tas de choses relevant des éléments de contexte 2. Si vous avez lu ce premier épisode, vous savez que je suis sur le point de partir me la couler douce ; mon plus cher désir serait aujourd’hui d’avoir un accord ferme du grand chef et de pouvoir fixer un calendrier de travail pour la rentrée qui puisse déboucher sur une mise en ligne d’ici la fin de l’année 2012.

Enfin, pour les éléments techniques de la proposition, l’idée serait de nous faire une belle vitrine et de garder pour le moment et jusqu’en 2013 dernier carat notre opac tel qu’il fonctionne actuellement. Belle vitrine qui nous permettrait de fédérer les envies des collègues motivés, qu’ils appartiennent à des bibliothèques intégrées ou associées ; et de répondre aux demandes issues des usagers via notre enquête utilisateur (qui, si tout va bien, devrait faire l’objet de l’épisode 3).

Le logiciel utilisé serait K-Sup, logiciel dont on m’a dit beaucoup de mal lors de cette formation, mais comme je n’ai moi-même pas pensé que du bien de cette formation, j’aurais plutôt tendance à faire confiance à mes collègues d’i-médias qui m’assurent que le CMS répondra à nos besoins. Pour des exemples de sites de BU avec K-Sup, on peut regarder , ici ou . L’intéressant pour nous est aussi de nous inscrire dans une démarche de communication globale de l’Université, puisque plusieurs composantes et laboratoires bénéficient de la prestation d’I-médias pour la réalisation de leur site Internet avec ce même CMS (voir ici par exemple). L’écueil serait de devoir nous plier en 4 et abandonner nos besoins pour nous fondre dans un moule qui ne nous correspondrait pas ; pourtant les avantages d’un tel projet (gratuité + cohérence avec les autres acteurs de l’Université) fait fortement pencher la balance vers cette solution, d’autant qu’un excès d’optimisme me fait imaginer que nous pourrions assez vite être suffisamment autonomes pour adapter le produits à nos usages.

Pour finir ce billet, quatre petits liens vers des thématiques similaires:

– les billets de la BU d’Angers sur la rénovation de leur site web: 3 billets en ligne pour l’instant, ici, et

– les billets du SCD de Clermont sur leurs tests de compatibilité ABNet / Blacklight (qui m’intéressent fortement pour la 2e partie du projet), ici et

un article fort récent répertoriant les sites de BU rénovés

– un billet au vitriol d’un collègue du SCD d’Artois.

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L’angoisse de la quiche devant la page blanche

Ce matin, j’ai passé l’épreuve de composition générale du concours interne de conservateur. Pour la première fois de mon existence.

Je ne reviendrais pas ici sur les raisons qui m’ont poussée à cette folie, je voudrais juste exposer ici la méthode que j’ai suivie étant donnée que je n’avais pour ainsi dire pas révisé un traître mot.

Avant le concours

 Je me suis bornée à lire un manuel pour essayer de savoir quel était le principe de l’épreuve: j’en ai tiré quelques enseignements :

– une copie doit être claire, c’est probablement ce qu’il y a de plus facile à faire, alors  faites apparaître intro, conclu et les parties du développemment, ça coûte pas cher ça vous aide, et ça aide le correcteur.

– découper son temps : 1 h pour le brainstorming, 1h pour le plan, 30 min pour l’intro et la conclu, 30 minutes pour les intro et conclu intermédiaires, 1h30 pour la rédaction, le reste pour se relire. à affiner selon les cas.

Ce n’était pas dans le manuel, mais ce que peu ou prou m’ont affirmé les collègues

– se détendre (en interne vous avez déjà un boulot normalement, donc moins d’urgences, en revanche on est susceptible d’avoir un point de vue, une grille de lecture, et quoi qu’il arrive même si l’épreuve vous invite à croire le contraire, vous serez lu par un collègue futur collègue )

J’ai aussi lu un Que sais-je? sur le service public et un autre sur la mondialisation du service public, dont j’avais à peu près tout oublié.

Le jour J

L’intitulé était « Le livre est devenu en occident un invariant de la culture, sa matrice, et c’est pourquoi l’idée de le perdre suscite  chez nous une peur primale » (Michel Melot, « Et comment va la mort du livre? » dans Demain, le livre, 2007)

Que vous inspire cette réflexion?

Mon parti pris

Bon, j’avoue que je suis partie bille en tête sur « peur primale » que j’ai aussitôt associé à « tribal » et partant à totem. Résultat, j’ai voulu à tout pris dégommer le totem.

Les grands oubliés: le patrimoine, la mémoire, la validité de l’information et j’en passe.

Sachant que j’ai tenté de déterminer si le livre était réellement une matrice dans le monde occidental et dans un second temps quelles pouvaient être les menaces et étaient-elles réellement menaçantes. A votre avis?

J’ouvre les paris ici.

Ouf la suite demain (si j’a le courage)

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