Atelier « Gérer son identité numérique »

Comme beaucoup de BU, nous proposons des ateliers courts libres d’accès sur des thèmes liés à la documentation. Chercher de la documentation, utiliser la documentation en ligne, utiliser Zotero mais aussi contribuer à Wikipédia, publier sa thèse en ligne, éviter le plagiat, connaître l’anglais scientifique…autant de sujets traités lors de ces ateliers qui rencontrent un public aléatoire mais la plupart du temps très réduit (de 0 à 15 participants, avec une moyenne à 3 participants par atelier).

Je vous propose un retour sur l’atelier « Gérer son identité numérique » parce qu’il a permis d’aborder plusieurs notions et qu’il a été le lieu de discussions très intéressantes entre les participants.

J’ai choisi d’aborder l’identité numérique à travers 3 notions: l’enjeu politique, l’enjeu économique, la visibilité en tant que chercheur.se ou étudiant.e. Je ne vous montre pas mon .ppt parce qu’il n’a aucun intérêt mais je vous donne les liens vers les ressources utilisées.

À noter que des projets spécifiques sur la protection de la vie privée des usagers des bibliothèques se mettent en place actuellement en France: on peut les retrouver via la liste de diffusion cryptobib ou sur la carte qui leur est consacrée. L’atelier évoquait évidemment cette problématique au sujet des enjeux politiques et économiques.

J’ai commencé par 3 exemples montrant l’importance de l’identité numérique dans la culture d’aujourd’hui: la première fois où l’on a « googlisé » un personnage dans une série américaine (Willow <3), la série Black Mirror et le livre Laëtitia d’Ivan Jablonka.

Pour l’enjeu politique de l’identité numérique, j’ai utilisé le texte « Les Métadonnées: surveiller et prédire » par le Conseil national du numérique (octobre 2016); « Lettre ouverte à ceux qui n’ont rien à cacher » de Jean-Marc Manach (mai 2010) et le site jenairienacacher.fr.

Pour l’enjeu économique, je suis partie de la phrase « quand tu regardes une page web, elle te regarde aussi » tirée du billet « 10 trucs que j’ignorais sur Internet et mon ordi avant de m’y intéresser » (novembre 2016) ; j’ai présenté le site (rigolo) https://clickclickclick.click ; le guide détaillé pour se défendre de la publicité sur Internet.

De l’enjeu économique on passe aux enjeux en matière de recherche d’information, en expliquant l’importance de connaître les biais des moteurs de recherche utilisés: j’ai présenté le projet « Dé-googlisons Internet » du réseau Framasoft (en passant par l’impressionnante page Wikipédia qui présente l’ensemble des services en ligne de Google…) ; et la possibilité de voir les informations que Google garde sur ses utilisateurs par le service myactivity.google.com.

Enfin j’ai abordé la partie « identité étudiante ou professionnelle » en expliquant (au vu de ce dont on venait de parler) que les traces laissées en ligne pouvaient être trouvées facilement et qu’il fallait l’avoir en tête avant de publier. J’ai aussi abordé les problèmes de reconnaissance avec des notices Hal où il est difficile d’identifier le ou les auteur.e.s, ce qui m’a permis de présenter l’ID-Hal (et le CV associé) et Orcid. J’ai terminé par les dépôt institutionnels de l’Université, Upétille pour les travaux d’étudiants, UpThèses pour les thèses et bientôt le portail Hal institutionnel ; ainsi qu’un rappel sur la présence d’une correspondante Informatique et Libertés dans l’Université.

Cela fait beaucoup de choses en un seul atelier d’une heure, personnellement je préfère prévoir beaucoup quitte à élaguer en fonction des questions ou des points d’intérêt des participants.

L’atelier a accueilli 4 participants de profil très divers: un doctorant, un étudiant de Licence et 2 lecteurs « extérieurs » (inscrits à la BU mais non universitaires). Des discussions très intéressantes ont eu lieu entre un participant qui estimait que la surveillance sur Internet était nécessaire à cause des dangers du darknet où l’on trouve armes et de drogues, contredit par un autre participant.

 

 

 

 

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Bouton de proxyfication des URL dokelek

Au SCD de Poitiers, depuis que nous utilisons le logiciel EZPaarse pour analyser finement les statistiques d’utilisation de la documentation en ligne (en récupérant notamment des informations sur le niveau d’étude, la filière ou le laboratoire d’appartenance des utilisateurs), nous essayons au maximum de faire passer les utilisateurs par notre reverse proxy EZProxy afin de disposer de ces fameuses informations.

Cela implique des changements d’habitude chez nos utilisateurs, notamment pour la consultation de la documentation depuis les postes de l’Université. En effet avant notre utilisation d’EZPaarse, les IP des postes situés dans l’Université étaient paramétrés pour se connecter à EZProxy en autologin: il n’y avait pas besoin d’authentifcation, et donc pas de transmission d’informations sur les caractéristiques des utilisateurs. Pour récupérer ces informations, cette possibilité a été supprimée de l’ensemble des postes universitaires sauf les postes publics des BU, afin de permettre aux lecteurs inscrits dans les BU mais non universitaires de pouvoir consulter la documentation en ligne depuis l’intérieur des BU.

Parallèlement et toujours pour pouvoir récupérer ces informations sur les utilisateurs, les IP des postes universitaires ont cessé d’être déclarées chez les éditeurs de documentation en ligne, pour forcer l’accès par EZProxy. Concrètement, une URL publique ou commerciale d’un éditeur ne donne plus accès au texte intégral même si nous sommes abonnés: il faut impérativement passer par l’URL « proxyfiée », qui permet l’authentification, puis l’accès au texte intégral.

Lorsqu’un utilisateur consulte régulièrement directement une ressource, il lui « suffit » de penser à changer son favori une fois pour toutes (ou de passer systématiquement par le site Internet du SCD, rubrique « La doc en ligne« , ce qui peut lui permettre de voir au passage nos actualités…). Mais lorsqu’il passe par un autre moteur de recherche pour arriver sur une ressource, il arrive sur une URL « classique » et il lui faut la proxyfier pour arriver sur le texte intégral. Nous avons notamment rencontré ce cas avec des chercheuses qui utilisaient revues.org pour arriver sur Cairn.

Pour proxyfier une URL classique, il y a en gros 3 solutions:

  • copier/coller le préfixe/suffixe du reverse proxy à l’URL classique
  • utiliser un plug-in à enregistrer dans son navigateur internet et à configurer pour qu’il fasse la même chose (EZProxy Helper sur Firefox, EZProxy Redirect sur Chrome…). À noter qu’il est possible d’adapter ces plug-in pour qu’ils soient directement installés avec la configuration adéquate à son établissement: c’est ce qui a été fait pour le SCD d’Aix-Marseille
  • enregistrer un favori internet capable de faire la même chose que le plug-in, mais pré-paramétré et plus facile à enregistrer dans son navigateur.

La responsable de la documentation en ligne a découvert cette 3e solution grâce aux collègues de l’INSA qui ont mis en place un bouton « login via Insa« . Voici comment nous l’avons mis en place à Poitiers:

  • le collègue du service informatique qui gère notre EZProxy, l’envoi des logs à EZPaarse et la visualisation des informations de connexion via Kibana, à qui nous avons soumis l’idée de ce bouton de proxyfication, nous a proposé  que l’apparence du bouton soit identique à celle des boutons « Visitez le site » que nous avons sur nos pages dokelek (ex: la page d’accès au DOAJ). Problème: dans le CMS KSup (qui gère notre site comme le site de l’Université) tel que nous l’utilisons, ce bouton est accessible via des pages « Liens » et pré-paramétré: dans l’outil d’administration, nous remplissons uniquement l’URL et les informations concernant la ressource, mais nous ne pouvons pas directement manipuler le bouton pour l’intégrer dans une autre page du site ou changer son intitulé. Il nous a donc fallu faire un clic droit et examiner l’élément pour repérer le code HTML de ce bouton et l’adapter. Voilà le code de départ:

<p class= »button »> <a class= »icon-globe » href= »http://ressources.univ-poitiers.fr/login?url=http://exemple.com &raquo; title= »Visitez le site » >

  • ce même collègue nous a indiqué qu’il suffisait de mettre comme « lien » sur le bouton le code suivant:

javascript:void(location.href=%22http://ressources.univ-poitiers.fr/login?url=%22+location.href);

Nous avons été confrontés à un problème: si on applique strictement le code de départ, c’est à dire :

<p class= »button »> javascript:void(location.href=%22http://ressources.univ-poitiers.fr/login?url=%22+location.href); » title= »Login via UP » >

Le code n’est pas correctement interprété. Le bouton est tronqué, le lien ne se fait pas, le titre n’apparaît pas, bref rien ne va.

Avec le code

<p class= »button »> » javascript:void(location.href= »http://ressources.univ-poitiers.fr/login?url=« +location.href);> Login via UP</a></p>

C’est un peu mieux, on obtient bien un bouton « entier » mais il n’interprète pas la commande de proxyfication correctement, il renvoie simplement vers l’URL http://ressources.univ-poitiers.fr/login?url=.

Nous avons dû faire un détour par le code du login de l’INSA pour comprendre notre erreur. Le code du bouton de l’INSA est le suivant:

<a name= »Doc Elec » href= »javascript:void(location.href=%22http://docelec.insa-lyon.fr/login?url=%22+location.href); »><img src= »http://scd.docinsa.insa-lyon.fr/sites/docinsa.insa-lyon.fr/files/loginvia.png &raquo; alt= »Login Via INSA » title= »Login via INSA » width= »150″ height= »40″></a>

Comme l’INSA utilise une image pour habiller son bouton, nous avons perdu du temps à intégrer une image dans notre bouton pour aligner notre code sur le leur. Avec le code:

<p class= »button »><a class= »icon-globe » href= »javascript:void(location.href=%22http://ressources.univ-poitiers.fr/login?url=%22+location.href); »><img src= »http://scd.univ-poitiers.fr/servlet/com.univ.utils.LectureImageToolbox?TAG=%5Bid-image%5D1326273338380%5B/id-image%5D &raquo; alt= »[legende-image]1326273338380[/legende-image] » title= »[title-image]1326273338380[/title-image] » data-pin-nopin= »true » style= »width:80px;height:40px;margin:0px 0px;border:px solid;float:; » /></a></p>

 

 

On obtient un bouton qui a cette apparence: bouton_logo_univ_poitiers et qui fonctionne correctement.

Mais plus simplement, l’erreur de notre code précédent qui  ne proxyfiait pas venait du fait que nous avions omis le href devant le javascript:void. Il faut donc pour que le code marche correctement, non seulement ajouter le href manquant, mais aussi faire attention à écrire les premiers guillemets «  », et les 2e: %22%22.

On obtient donc le code:

<p class= »button »> <a class= »icon-globe » title= »Login via UP » href= »javascript:void(location.href=%22http://ressources.univ-poitiers.fr/login?url=%22+location.href) » ;> Login via UP </a></p>

 

 

qui nous permet d’avoir le petit bouton que vous trouverez sur cette page, qui explique aux usagers comment se connecter à la documentation en ligne.

 

 

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Intégrer le widget Ubib dans Ebsco

Depuis le changement de logiciel de gestion d’Ubib, le service partagé de réponses en ligne pour les bibliothèques universitaires, le widget donnant accès au chat avec les bibliothécaires a changé d’aspect.

L’ancien était intégré dans notre Ebscohost, le moteur de recherche des bases de données fournies par Ebsco, dans la colonne de droite au niveau des résultats de recherche.

L’intégration à cette endroit se fait avec le chemin suivant dans l’interface d’administration d’Ebsco, Ebscoadmin:

Customize Services>Viewing results>Widgets>Modify.

Il est possible à cet endroit d’intégrer un widget avec un code HTML, qui s’affiche soit en même temps que l’affichage d’une liste de résultats, soit avec l’affichage d’une notice précise (soit les deux).

Si l’on remplace le code HTML précédent par le nouveau pour le nouveau widget Ubib, ça dépasse de partout et c’est illisible.

Il faut donc passer par:

Customize Services > Branding > Bottom Branding > Modify.

On peut alors soit ajouter une customisation, soit modifier une existante. On choisit HTML, on rentre son code dans « Enter custom text » et on choisit les écrans sur lesquels le widget va s’afficher: dès le choix des bases de données, sur les listes de résultats, sur la fenêtre de recherche simple et/ou avancée etc.

Et on n’oublie pas de supprimer le widget précédent avec le chemin:

Customize Services>Viewing results>Widgets>Modify, en cliquant sur « Delete » pour supprimer l’ancien widget Ubib.

Voilà le widget intégré:

capture

capture

 

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BU Poitiers: Trouv’Tout Livre

La BU Sciences Poitiers souhaitait explorer l’idée d’une application aidant les utilisateurs à localiser des livres traitant d’un sujet sur le plan de la BU. Au cours de l’année universitaire 2014-2015, il a été proposé d’inscrire ce projet tuteuré dans le cadre de la licence professionnelle TLWTM, Technologies logicielles pour le Web et les Terminaux Mobiles, licence sous la direction de Sylvie Alayrangues.trouvtoutlivre

Deux étudiants, Damien et Geoffrey, ont accepté de relever le défi. La conduite de leur projet s’est déroulée sur une année universitaire. Ils ont travaillé en mode projet pendant 6 semaines réparties sur une année universitaire. En tant que « client », nous nous sommes rencontrés au moins une fois par mois pour faire le point.

Leur sujet : réaliser un plan interactif des collections de la BU sciences campus.
Le contexte : Une BU de 20 000 livres répartis en six grandes thématiques : informatique, maths, physique, chimie, sciences pour ingénieur, sciences de la vie et de la terre, STAPS.

Public visé : premier cycle de toutes disciplines scientifiques.

Descriptif du projet : élaboration d’une application web permettant de localiser les livres traitant d’un sujet sur le plan de la BU Sciences campus Poitiers. Cette application sera utilisée soit par les professionnels pour aider à orienter les usagers, soit par les utilisateurs eux-mêmes. L’application comprend une interface web, se décline en widget pour une page html (optionnel) ou appli smartphone (optionnel).

L’interface permet de rebondir sur une recherche dans le catalogue pour réserver un livre qui serait déjà emprunté (optionnel).

Le premier groupe d’étudiants, Damien et Geoffrey, a travaillé en 2014-2015 sur la conception de l’application web qui est consultable ici http://scd.univ-poitiers.fr/planbu/public/

Côté technique, l’application web a été réalisée en PHP avec une base de données MySQL.

L’utilisateur dispose d’une interface de recherche pour localiser sur le plan de la BU des thématiques ou des cotes, soit par recherche avec autocomplétion, soit par choix dans une liste déroulante. Le plan est généré dynamiquement.choix discipline

Une interface administrateur permet aux professionnels des bibliothèques (authentification ENT) de charger un plan de la BU, puis de rentrer une liste de sujets en pointant les coordonnées de la discipline sur le plan. Lors de la saisie des données, une fonction PHP permet de colorer en rouge jusqu’aux bordures, la case dont les coordonnées ont été ciblées par l’utilisateur professionnel.localiser un ouvrage

Un 2e groupe composé de trois étudiants de la même licence, Aymeric, Corentin et Olivier, a travaillé en 2015-2016 sur une version mobile de cette application pour Android et WindowsPhone. Ce 2e groupe a en partie remanié la version web réalisée en 2014-2015.

L’application mobile s’appuie sur l’application web pour récupérer les résultats des requêtes, il n’a pas été développé de version administrateur.

Les codes sources sont sur le site forge.univ-poitiers.fr (accès réservé) et également sur GitHub.

Voici les liens des deux dépôts GitHub des deux applications:

    – https://github.com/aymericdo/PlanBU_Android.git

    – https://github.com/aymericdo/PlanBU_WindowsPhone.git

Le dépôt sur les stores de l’application a été réalisée pour Android en juillet 2016, à venir pour Windows courant septembre, par le service informatique de l’Université (I-médias). Le développement pour Iphone n’a pas pu être réalisé car les étudiants n’avaient pas encore eu le cours dédié à ce système.

Deux options n’ont pas été réalisées : L’application se décline en widget pour une page html (idée abandonnée). L’interface permet de rebondir sur une recherche dans le catalogue pour réserver un livre qui serait déjà emprunté (idée qui reste à creuser ?).

Un grand merci aux étudiants qui ont compris le projet et ont investi de nombreuses heures de recherche pour finaliser l’application dans les délais impartis.
L’application mobile est prête pour la rentrée universitaire 2016. Elle sera proposée aux étudiants lors des visites de BU.

La BU sciences campus est fonctionnelle dans cette application mais d’autres BU pourraient être ajoutées prochainement.

Sur demande, nous pouvons vous communiquer plus d’informations : la documentation technique rédigée par les étudiants, leur rapport de stage.

Enfin, nous apprécions les retours des utilisateurs. Si vous utilisez l’application ou si vous développez des projets similaires, n’hésitez pas à nous en faire part ici ou à contacter scd@univ-poitiers.fr

(Billet écrit par Anne Guegan, @vocivelo sur Twitter, qui a mené le projet et encadré les étudiants).

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La numérotation des parties/sous parties dans LibreOffice Writer

Voici un petit billet sans prétention aucune qui vise à donner réponse à une question précise sur laquelle je me suis arrachée les cheveux quelques heures.

La solution que je propose n’est peut-être pas très propre ni définitive, elle a le seul mérite d’exister. N’hésitez pas à me contredire en commentaire!

La question est la suivante: je veux organiser mon document LibreOffice en numérotant mes parties et mes sous-parties, et je veux soit que la numérotation de mes sous-parties recommencent à chaque partie, soit qu’elle suive son bonhomme de chemin sans tenir compte des parties.

Autrement dit:

  • soit I. Grande partie 1. Sous partie 2. Sous partie II. Grande partie 1. Sous partie 2. Sous partie
  • soit I. Grande partie 1. Sous partie 2. Sous partie II. Grande partie 3. Sous partie 4. Sous partie.

Dans tous les cas de figure, je créé deux styles de paragraphe différents: un style « Grande partie » et un style « Sous partie ». Pour la création des styles de paragraphe, je vous renvoie à https://help.libreoffice.org/Writer/Creating_New_Styles_From_Selections/fr

Premier cas de figure.

Outil>Numérotation des chapitres.

Définir le style « Grande partie » comme étant de niveau 1. Mettre le nombre qui nous plaît. Définir le style « Sous partie » comme étant de niveau 2. Mettre le nombre qui nous plaît. Cf captures:

Capture

Capture

La numérotation du document est conforme à ce que l’on souhaite:

Capture

Deuxième cas de figure

On intervient dans la boîte de dialogue Styles de LibreOffice.

Clic droit sur le style « Grande partie » pour le modifier. Onglet « Plan et numérotation », niveau de plan=niveau 1, choisir le style de numérotation.

Faire de même avec le style « Sous partie », mettre niveau de plan=niveau 2. Cf captures:

Capture

Capture2

La numérotation est bien telle qu’on le souhaite:

Capture

Je me permets de mettre le lien vers le storify de la conversation twitter que j’ai eue ce matin avec plusieurs collègues qui m’ont aidée, et notamment mise en garde contre la numérotation automatique des parties dans un long document. À utiliser avec prudence donc!

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Offrir un service d’impression 3D en BU?

1. Contexte local

Dans la BU Droit-Lettres de Poitiers, la salle de Droit a été récemment vidée de ses collections, celles-ci rejoignant une bibliothèque d’UFR existant à proximité pour devenir la seule BU Droit-Économie-Gestion du campus. La BU Droit-Lettres ne propose actuellement comme modalités de travail que des grandes tables ou des tables individuelles en salle de lecture, et ne favorise pas d’autre ambiance de travail que silencieuse (à part quelques tables dans le hall) : il a donc été décidé d’investir cet espace dégagé (900m2) pour offrir d’autres postures (fauteuils, canapés, poufs, tabourets hauts, chaises mobiles…) et d’autres configuration de travail (13 « petites » salles de travail en groupe, de 4 à 12 places). La salle doit également héberger plusieurs services rendus plus visibles par la mise en place de « guichets » ou « permanences ». Un travail est notamment mené pour accompagner étudiants et enseignants à la « production » sous toutes ses formes : écrire un travail universitaire, le mettre en forme (notamment la bibliographie), l’imprimer, le publier en ligne ; déposer ses articles dans une archive ouverte ; enregistrer des prestations orales, audio ou vidéos, les monter, les diffuser ; disposer d’outils pour réaliser, modifier et publier des images ; valoriser son travail universitaire et son image (d’étudiant/d’enseignant) sur le web ; contribuer à la diffusion de la culture scientifique.

Dans ce contexte, la réflexion sur l’impression 3D prend naturellement place. Faut-il le proposer dans ce nouvel espace, aux côtés d’autres innovations technologiques, et sous quelle forme ?

Pour commencer la réflexion, existe-t-il d’autres lieux à proximité pour concevoir et réaliser des projets d’impression 3D ?

Le site « Patchworking Poitiers » répertorie les lieux de « co-working » offrant des services collaboratifs utilisant des outils numériques. Une carte des Fab Lab de Poitou-Charentes est disponible : http://www.patchworking.fr/index_334_fab-lab-en-poitoucharentes.html.

Les lieux les plus actifs :

Fablabs :

– Créalab d’Angoulême http://crealab-angouleme.fr/

– ParthLab à Parthenay http://parthlab0.wix.com/parthlab

– UNIT, le fablab des Usines Nouvelles à Ligugé http://www.lesusinesnouvelles.com/fab-lab/

Culture scientifique :

– La Bêta-Pi à Melle, éducation et démocratisation scientifique http://www.labetapi.fr/

– Espace Mendès-France à Poitiers, éducation et démocratisation scientifique et culturelle http://emf.fr/

– Par ailleurs l’association « Les petits débrouillards » possède une flotte d’imprimantes 3D qui peuvent être utilisées à l’occasion d’animations dans différents lieux : http://lespetitsdebrouillardspc.org/Un-instrument-3D-qui-augure-une.html

Autres lieux :

– Le laboratoire Techne de l’Université de Poitiers (Poitiers campus) est également cité

– Canope-CRDP à Chasseneuil-du-Poitou propose aux enseignants du primaire et secondaire des ressources et matériels numériques pour mener des projets avec leurs élèves ou préparer des séances pédagogiques incluant ces éléments.

De ce tour d’horizon local se dégagent 2 observations :

– aucun « fablab » de la région n’est pour le moment implanté dans, ni en lien étroit avec, une bibliothèque, qu’elle soit publique, universitaire ou scolaire

– les lieux cités travaillent déjà ensemble : un nouveau service dans un nouveau lieu peut bénéficier d’expériences déjà menées et d’une entraide/émulation entre les différentes équipes.

2. L’impression 3D en bibliothèque

Lors de ma participation au congrès IFLA de Lyon cet été, j’ai pu assister à une réunion dont le thème était « les bibliothèques publiques ». La question de l’impression 3D est venue sur le tapis, et une bibliothécaire américaine a déclaré que certains collègues étaient réticents face à l’introduction de ce service dans leurs établissements, alors que les usagers étaient très demandeurs et, selon ses termes, « ne comprennent même pas pourquoi ce n’est pas en place depuis longtemps ». Cet article du blog Biblionumericus du 07/01/2015 suit la même ligne directrice en expliquant que l’association des bibliothécaires américains (ALA) s’est emparé du sujet en invitant les bibliothécaires à être partie prenante dans ce qui s’annonce comme une révolution des usages du numérique par les particuliers : http://biblionumericus.fr/2015/01/07/lala-les-bibliotheques-americaines-et-limpression-3d/.

En mars 2013, ce document ne faisait cependant état d’aucune installation permanente d’imprimante 3D dans des bibliothèques françaises : http://fr.slideshare.net/marcmaisonneuve60/descriptif-des-servicesdimpression3denbibliotheque. En effet, l’impression 3D est plutôt vue comme un support à la médiation scientifique sous forme d’animation et un exemple de la culture du « faites-le vous-mêmes », et prend plutôt place dans des centres sociaux, MJC, Espaces Publics Numériques. Une exception semble être l’expérience de la médiathèque des Ulis, dont on peut lire une belle description ici : https://www.facebook.com/permalink.php?id=153544191342094&story_fbid=704012249628616.

Cependant en 2012 Marie D. Martel donnait dans son texte « La prochaine révolution en bibliothèque, faites-la vous-mêmes ! » (http://voir.ca/marie-d-martel/2012/10/11/fab-lab-la-prochaine-revolution-en-bibliotheque-faites-la-vous-memes/), introduction à la description de 8 « merveilleux labs » nord-américains, d’excellentes raisons pour installer un fablab en bibliothèque. En effet les bibliothèques, traditionnelles prescriptrices de documents rares et précieux, se voient concurrencées dans cette fonction par la profusion de documents numériques. Cependant si chacun peut accéder à l’abondance d’informations, tout le monde n’est pas égal devant son appropriation et sa réutilisation pour comprendre et agir sur le monde. De lieux de stockage et d’accès, les bibliothèques deviennent lieux de médiation : la suite logique de cette médiation étant la prise en main concrète sur le monde, par la création, qu’elle soit écrite ou matérielle.

Dans une bibliothèque universitaire, un service d’impression 3D peut servir naturellement pour réaliser des travaux universitaires demandés par les enseignants ; mais la mise à disposition de logiciels et de matériaux peut aussi jouer un rôle de vulgarisation scientifique ; enfin, l’impression 3D est amenée dans les années qui viennent à jouer un rôle de dépannage ou de décoration dans la vie quotidienne, services qu’une bibliothèque peut aussi offrir à son public.

Les bibliothèques universitaires les plus modernes incluent un service d’impression 3D, par exemple dans l’espace de coworking universitaire de Marne-la-Vallée (http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/vers-des-campus-durables-les-bonnes-pratiques-des-ecoles-et-universites/un-espace-de-co-working-universitaire-a-marne-la-vallee.html). Mais certaines choisissent aussi de s’en passer, comme le Learning Center de l’Université de Nice (http://unice.fr/learning-centre).

3. L’impression 3D dans la « salle nouveaux usages »

Si le service est offert dans cet espace, plusieurs mutualisation doivent être envisagées :

  • association avec les enseignants pour que le service réponde à des besoins pédagogiques
  • mutualisation avec le réseau des médiathèques de Poitiers
  • partage d’expériences avec les FabLabs régionaux cités en début d’article
  • intégration de ce service dans une offre plus large de services « à découvrir ».

Comme pour faciliter notre réflexion, la journée d’étude Bibdoc37 (16/04/2015 à Tours) portera cette année sur « La bibliothèque augmentée: regards croisés sur la co-construction des savoirs ». Le programme est à découvrir ici: http://www.bibdoc.fr/index.php/accueil-bibdoc37/session-2015.html. De quoi alimenter notre réflexion avant l’ouverture de la nouvelle salle, prévue en septembre 2015.

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Mais que se passe-t-il autour de la #TeamHarpy ?

Un billet pour évoquer rapidement et en français une affaire juridique qui émeut en ce moment une partie des bibliothécaires étasuniens.

Merci à Marlène Delhaye pour avoir évoqué l’affaire sur twitter et pour régulièrement relayer les nouvelles s’y rapportant. Comme elle le disait alors, il y a peu d’échos sur l’affaire en France.

Une bibliothécaire américaine (Lisa Rabey) a mis en cause nommément sur twitter un bibliothécaire américain, très connu et très visible (Joe Murphy, 15000 abonnés à son compte twitter) en l’accusant d’avoir pour habitude de harceler sexuellement des femmes lors de colloques. Le compte twitter de la bibliothécaire est @pnkrcklibrarian mais il a visiblement été purgé depuis (mais on peut voir une copie des tweets dans la déclaration déposée par Joe Murphy ; depuis elle tweete depuis le compte @byshieldmaiden).

Une autre bibliothécaire (nina de jesus) a repris cette accusation sur son blog (le post est là) où elle réitère que Joe Murphy harcèle des femmes lors de colloques, que cela se sait dans la profession et que les femmes s’avertissent les unes les autres sur l’attitude déplacée de Joe Murphy. Le post précise aussi qu’il n’est pas le seul, et propose des pistes pour lutter contre le harcèlement lors de colloques.

Joe Murphy, après avoir demandé aux deux bibliothécaires de retirer leurs propos, leur intente un procès pour diffamation. Voilà le « statement of claim » (déclaration?) déposée devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario.

Cette affaire divise les bibliothécaires américains ; néanmoins plusieurs d’entre eux soutiennent Lisa Rabey et nina de jesus sur leurs blogs (voir le post « Whistleblowers and what still isn’t transparent » par Meredith Farkas). Une lettre ouverte demandant à Joe Murphy de mettre fin à son action en justice s’est transformée en pétition. Enfin, un blog (« Team Harpy ») donne tous les détails sur l’affaire du point de vue des défendeuses, permet de les soutenir financièrement et recueille les témoignages de femmes ayant été harcelées ou averties du comportement déplacé de Joe Murphy.

Très récemment, Sarah Houghton, qui soutient Lisa Rabey et nina de jesus depuis le début de l’affaire sur son blog Librarian in black, a annoncé sur twitter qu’elle serait témoin du côté des défendeuses. On peut également trouver sur son blog une FAQ sur l’affaire.

Elle a aussi publié sur son blog une liste des différents harcèlements qu’elle a subi dans son adolescence et depuis qu’elle est bibliothécaire. Liste qui fait froid dans le dos.

Saisie de plusieurs problèmes de harcèlements, l’Association des Bibliothécaires Américains (ALA) s’est dotée depuis l’année dernière d’un code prohibant explicitement les conduites inappropriées. Un tel code était aussi nécessaire car plusieurs personnalités invitées à s’exprimer lors des colloques de l’ALA, venant de milieux où ce genre de codes existent depuis longtemps (numérique, informatique…) refusaient d’intervenir dans des assemblées sans code de conduite.

Sur la #TeamHarpy, un article du 28/10/2014 de Library Journal fait le point sur l’action en justice et le contexte de lutte contre le harcèlement qui anime la communauté des bibliothécaires américains.

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