L’angoisse de la quiche devant la page blanche

Ce matin, j’ai passé l’épreuve de composition générale du concours interne de conservateur. Pour la première fois de mon existence.

Je ne reviendrais pas ici sur les raisons qui m’ont poussée à cette folie, je voudrais juste exposer ici la méthode que j’ai suivie étant donnée que je n’avais pour ainsi dire pas révisé un traître mot.

Avant le concours

 Je me suis bornée à lire un manuel pour essayer de savoir quel était le principe de l’épreuve: j’en ai tiré quelques enseignements :

– une copie doit être claire, c’est probablement ce qu’il y a de plus facile à faire, alors  faites apparaître intro, conclu et les parties du développemment, ça coûte pas cher ça vous aide, et ça aide le correcteur.

– découper son temps : 1 h pour le brainstorming, 1h pour le plan, 30 min pour l’intro et la conclu, 30 minutes pour les intro et conclu intermédiaires, 1h30 pour la rédaction, le reste pour se relire. à affiner selon les cas.

Ce n’était pas dans le manuel, mais ce que peu ou prou m’ont affirmé les collègues

– se détendre (en interne vous avez déjà un boulot normalement, donc moins d’urgences, en revanche on est susceptible d’avoir un point de vue, une grille de lecture, et quoi qu’il arrive même si l’épreuve vous invite à croire le contraire, vous serez lu par un collègue futur collègue )

J’ai aussi lu un Que sais-je? sur le service public et un autre sur la mondialisation du service public, dont j’avais à peu près tout oublié.

Le jour J

L’intitulé était « Le livre est devenu en occident un invariant de la culture, sa matrice, et c’est pourquoi l’idée de le perdre suscite  chez nous une peur primale » (Michel Melot, « Et comment va la mort du livre? » dans Demain, le livre, 2007)

Que vous inspire cette réflexion?

Mon parti pris

Bon, j’avoue que je suis partie bille en tête sur « peur primale » que j’ai aussitôt associé à « tribal » et partant à totem. Résultat, j’ai voulu à tout pris dégommer le totem.

Les grands oubliés: le patrimoine, la mémoire, la validité de l’information et j’en passe.

Sachant que j’ai tenté de déterminer si le livre était réellement une matrice dans le monde occidental et dans un second temps quelles pouvaient être les menaces et étaient-elles réellement menaçantes. A votre avis?

J’ouvre les paris ici.

Ouf la suite demain (si j’a le courage)

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Un commentaire pour L’angoisse de la quiche devant la page blanche

  1. B. Majour dit :

    Bonjour

    Effectivement, se pencher sur le problème de matrice et aussi d’invariant (depuis Gutenberg ?), en occident (quid des Grecs, Romains, et même des Egyptiens ?) me semble nécessaire. Sans quoi on ne peut pas expliquer la peur primale.
    Ce qui pose aussi problème sur la définition de la « Culture ». Est-ce que le livre est seulement culture ou un moyen facile de transmettre de l’information, dont la culture ?
    Pour susciter une peur primale, il faut que ce soit un invariant important, majeur de l’occident, est-ce vraiment le cas ? N’y a-t-il aucun substitut possible ? Et si non, pourquoi les jeunes lisent-ils de moins en moins de « livres papiers » ?

    Si j’avais dû répondre à la question, j’aurais aussi écorné, à fond, le mot occidental.
    Quoi, et pas dans les autres pays ? Ce qui veut dire, au bout du compte que, en dehors de l’occident, il n’y aurait pas de culture ? Et si oui, ça veut dire que le livre n’est pas un invariant, ni une matrice de la culture pour ces pays, tous ces autres pays… Mais alors, ça veut dire que cette peur primale est une fausse peur ! :-)) Une fausse peur occidentale basée sur la technicité du livre ?

    Très insultant ce mot « occident », mais aussi très révélateur du rapport de l’occident au livre et à la culture.

    Sujet riche quand même.

    Bien cordialement
    B. Majour

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